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Vivre en harmonie avec efficacité

Personne n’est une île

UNE ÎLE de JEAN MICHEL CARADEC sur un clip DU SAINSOIS

Nous sommes en effet dépendants les uns des autres et tout est relié dans l’univers.

C’est pourquoi il est important de prendre conscience de ses pensées, ne pas retenir les pensées négatives et destructives et développer les pensées positives et constructives.
« Développez votre bien-être avec efficacité…Des mots pour le dire. »

Nous développons ainsi une énergie bienveillante pour soi et les autres.

Nous somme comme cette île, nous avons besoin des autres.
Au début, ce fut le chaos. La terre s’est mise à gronder et je fus arrachée, transportée, éloignée de mon père, de ma mère, du reste de l’archipel.

J’ai longtemps dérivé sur les océans sans fin. Les tempêtes étaient fréquentes et encore aujourd’hui je ne sais comment j’ai pu m’en sortir sans me désagréger.

Puis ce fut le silence. Les éléments se calmèrent. Pas immédiatement : cela prit des milliers d’années, des ères peut être.
Je ne dérivais plus. Je m’étais fixée sur une crête, au milieu des eaux puisque c’est mon milieu naturel. J’étais seule. J’avais eu le temps de pleurer toutes les larmes (salées) de mon corps de sable, mais je goûtais maintenant la solitude.

J’avais été coincée dans le petit groupe d’îlots de mon enfance et j’avais souvent souhaité un cataclysme pour rompre cet attachement. Enfin c’était chose faite…

J’étais seule et bien contente de l’être.

Les jours s’étiraient lentement au soleil. Une barrière de corail s’était accumulée et protégeait ma grève des assauts de la mer. Je me laissais dorer la côte.

Nonchalamment. Les rares pluies suffisaient à combler ma verdure et la faune naissante en mon centre : des rongeurs, quelques invertébrés et beaucoup, beaucoup d’oiseaux.

Ils m’intriguaient : s’ils avaient pu voler jusqu’à moi en si grand nombre (certains jours, j’en étais couverte et leurs cris perturbaient mon sommeil tellurique), c’est que je n’étais pas si éloignée que cela d’une autre terre. Peut-être même d’un archipel, comme celui de mon enfance.

Mais je me gardais bien de me détacher pour m’en approcher. Je n’allais pas renoncer si facilement à ma quiétude.

Je me fiais ainsi aux éléments pendant des centaines, des milliers d’années encore jusqu’à ce qu’un changement dans le comportement des oiseaux m’alerte. Moins de pépiements, moins de caquètements, moins de plumes, moins de graines, moins de nids, moins d’oeufs… Moins d’oiseaux !

Mais pourquoi s’étaient-ils tous enfuis ?

J’ai mis un certain temps à comprendre que j’avais vieilli seule... et, hum ! Pas très bien vieilli… Ma faune m’avait fuie, parce que ma flore, plus aussi luxuriante que dans ma jeunesse ne suffisait plus à sa subsistance. J’étais pelée, sèche, pas très avenante.

Mon appétit pour la solitude m’avait trahie. Depuis quelque temps d’ailleurs, je me voyais partir : ma grève s’était rétrécie, mangée par le ressac que les coraux n’arrêtaient plus. Mes cocotiers n’avaient plus de têtes… décapitées par les cyclones !

La sècheresse avait tari mes sources. Je devais faire piètre figure au milieu de l’océan. Et maintenant que j’y songeais : aucun marin aventureux n’avait jamais foulé mes plages d’un pas conquérant. Ah ça ! Je la payais cher ma solitude !

Papa, maman, mes chers frères, mes petits îlots chéris, où êtes-vous ?

Le chagrin était si fort que je résolus de partir à la recherche de mon archipel perdu. Et même si je ne devais pas retrouver mes proches, je m’arrêterais au premier atoll que je croiserais… je leur demanderais de l’aide, je m’intègrerais sagement dans leur écosystème, sans faire de vagues, comme une gentille petite île du tertiaire que je suis.

Mais je devais apprendre à mes dépens qu’on ne se débarrasse pas de ses sédiments aussi vite. Malgré tous mes efforts pour m’arracher à mon milieu, je suis restée figée sur mon talus, rivée à ma crête.

En exactement 15 789 ans, j’ai bougé de 23 centimètres… et encore, pas par mes propres moyens : un tremblement de terre sous-marin. Il paraît que ça arrive parfois. Enfin, tous les 30 000 ans environ.

Alors j’attends. Seule.

Ce conte d’un auteur inconnu m’a été envoyé dans une newsletter de notre regretté Christian Godefroy.

« Personne n’est une île. Nous avons besoin des autres pour survivre. Même si nous apprécions parfois l’éloignement et la solitude, nous restons des animaux politiques, c’est-à-dire des êtres qui s’épanouissent au milieu de leurs semblables. Ceux qui renoncent au commerce des hommes finissent souvent comme cette petite île : ils ne sont plus ravitaillés, dépérissent, se sentent frustrés, tentent de vivre sur leurs propres ressources… et les épuisent. Contre l’ennui, contre l’affaiblissement : ressourcez-vous auprès de vos proches, amis ou familles. » Christian Godefroy
Club Positif

Vivre en harmonie avec soi et les autres

Nous avons en nous la capacité d’attirer le meilleur dans notre vie. Nous possédons tous un «POUVOIR ILLIMITÉ» pour agir avec efficacité et développer l’harmonie dans notre vie. « Développez votre bien-être avec efficacité…La loi d’attraction »

 

Comments 14

  1. sylviane dit :

    Bonjour Christine

    Très beau texte ô combien d’actualité car pour aussi difficile qu’il soit parfois d’imaginer que nous sommes tous reliés les uns aux autres c’est une réalité physique que les Anciens avaient déjà découvert il y a des millénaires

    1. Christine dit :

      Bonjour Sylviane,

      En effet et avec toutes les connexions, tel internet….Difficile de l’ignorer. De plus, chacun vit dans un environnement qui a nécessité des milliers d’interventions humaines pour le créer.
      Notamment quand je mange, je pense de plus en plus souvent à tout le chemin parcouru jusqu’à mon assiette grâce à une multitude de savoirs faire mis en action..

      Bien amicalement,
      Christine

  2. Bonsoir Christine,
    Joli texte, d’après la physique quantique, nous sommes
    tous interconnectés, il serait illusoire de croire que nous
    pouvons faire nos trucs dans notre coin sans que cela
    affecte le reste de la planète.
    La solitude c’est ne pas sentir cela.

    1. Christine dit :

      Bonjour Hannah,

      Oui, tout à fait d’accord, je n’ai jamais souffert de la solitude. J’aimais ça en étant adolescente en étant assez solitaire. En revanche, je sais maintenant que j’ai besoin des autres pour être vraiment épanouie, mais sans craindre la solitude car je me sens réellement connectée à tout le monde vivant.

      Bien amicalement,
      Christine

  3. Bonjour Christine

    Très beau texte
    Née sur une île et y vivant toujours , j’y suis très sensible
    De nature plutôt solitaire ( peut -être parce que née dans une île ?? ) ,j’ai mis un certain temps à comprendre et à accepter l’interconnexion avec les autres ; adolescente , j’étais très agacée par les recommandations de l’un de mes professeurs qui n ‘arrêtait pas de me parler de la nécessité de l’ouverture aux autres ; je la prenais pour une radoteuse
    Depuis , heureusement , j’ai fait quelques progrès
    Amitiés
    Janine

    1. Christine dit :

      Bonjour Janine,

      Oui, l’idéal est de rechercher à communiquer avec les autres, non pas par besoin de fuir la solitude, mais par plaisir d’échanger.
      Bien amicalement,
      Christine

  4. Valentine dit :

    Ce texte est très beau et très touchant! Il me rappelle une citation de Pierre Leroux qui disait « Vous voulez vous aimer : aimez-vous donc dans les autres, car votre vie est dans les autres, et sans les autres votre vie n’est rien »

    1. Christine dit :

      Merci Valentine pour cette citation !
      Bien amicalement,
      Christine

  5. Salut Sylv…heu, Mar…non, Dan…, heu oui, Christine, c’est Christine, ouf,

    J’te rassure, je prends quelques jours de vacances la semaine prochaine.

    Un morceau qui nous rappelle que la chanson française à quand même pas mal de chanteurs à texte même si le % est en chute libre.

    Et un beau texte en plus.

    Que demande le peuple!

    Et en parlant d’île, bon, je sais, je m’éloigne un peu du principe de l’île qui a besoin « d’ailleurs », mais boum, je retombe sur celui qui pour moi, c’est subjectif, je sais, a été le meilleur et le restera…http://www.youtube.com/watch?v=qsJ6I7YGj0M

    Après tout, une île, ça peut aussi être un rêve ( je me comprends 🙂 ).

    @mitiés.
    Christian.

    1. Christine dit :

      Bonjour Christian,

      Merci pour ce partage, de belles images un extrait de film que j’avais oublié avec un acteur génial et une chanson sublime de Jacques BREL !!

      Sinon, bonne vacances, me voilà rassurée. 🙂
      Bien amicalement,
      Christine

  6. Bonjour Christine,
    Le texte est magnifique. La chanson aussi, d’ailleurs !
    Nous ne sommes pas des îles. Le croire, c’est effectivement s’installer dans la solitude. Nous sommes en lien avec tout ce qui nous entoure. C’est à la fois géant et très petit…
    A bientôt !

    1. Christine dit :

      Bonjour Bernadette,
      Nous pouvons être des îles mais au milieu d’un archipel. 🙂
      Bien amicalement,
      Christine

  7. Bonjour Christine,

    Oui, je suis d’accord sur le fait que nous sommes tous reliés, mais bizarrement, c’est en faisant le silence en soi et en s’éloignant des autres qu’on peut le percevoir.

    Tous les maîtres parlent de ce silence pour sentir «la connexion» à l’énergie universelle.

    Amicalement,

    Sco! 🙂

    1. Christine dit :

      Bonjour Sco,

      En effet, car cette connexion est au niveau de nos vibrations au-delà de notre mental que nous ne pouvons percevoir dans notre être que dans le calme et la solitude.

      Lors de rassemblements où toutes les personnes se recentrent sur leur Être, l’énergie passe et on le ressent également. C’est le cas dans des rassemblements, de méditation, prières, chants sacrés, etc..

      Seuls les êtres très évolués spirituellement peuvent percevoir ces liens même dans le bruit et le chaos. Car ils ont cette capacité de recentrage (faire le silence en soi), quelles que soient les circonstances.
      Bien amicalement,
      Christine

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