Votre Efficacité Personnelle
fermer_

Vous appréciez nos articles, inscrivez vos coordonnées ci-dessous et nous vous les enverrons par email à chaque publication :

Comment réussir le fameux test du marshmallow

Test-du-marshmallow

Test-du-marshmallow

Comment réussir ? Qu’est-ce qui conditionne la réussite? La volonté, l’environnement, nos profils psychologiques ? Sans doute avez-vous entendu parler de la fameuse expérience « le test du marshmallow »?

*Le test du marshmallow

Il a été réalisé dans les années 60 par le psychologue américain Walter Mischel à l’Université Stanford (il vient d’ailleurs de sortir un livre de synthèse sur le sujet*). Le but était d’étudier la relation entre une gratification immédiate ou différée chez l’enfant et les conséquences sur le reste de sa vie. Sur ses réussites et ses échecs…

Le résultat obtenu par Mischel était porteur de nombreuses questions sur l’inné et l’acquis : plus l’enfant avait une « volonté faible » et moins il avait de chance de réussir plus tard.

Manger ou ne pas manger  Gros dilemme…

Manger ou ne pas manger Gros dilemme…

Mais revenons ensemble deux minutes si vous le vous le voulez bien sur l’expérience elle-même.

Isolez un enfant dans une pièce, donnez-lui un marshmallow et dites que vous allez faire un tour et que quand vous reviendrez, s’il n’a pas mangé son marshmallow (même s’il l’a léché et vaguement grignoté vu l’objet de convoitise) alors il aura le droit d’en avoir un second.

La durée de la « torture » au marshmallow était de vingt minutes. L’enfant aura-t-il assez de patience et de volonté pour ne pas succomber ? Gros dilemme…

Nous vous laissons découvrir en vidéo les têtes de ces chers bambins face à la tentation… Puis, nous vous proposons une explication de texte et sa contre expérience qui en dit beaucoup sur le rôle des parents dans l’éducation de leurs enfants.


Test du marshmallow

Comment réussir ? En ayant le contrôle de soi ?

De nombreux autres chercheurs ont réitéré l’expérience avec peu ou pro les mêmes résultats : le self-control semble corrélé avec de meilleurs résultats aux concours d’entrée à l’université, à un meilleur fonctionnement cognitif et social et à une meilleure confiance en soi.

Il aide aussi à mieux gérer le stress, à poursuivre efficacement ses objectifs et à surmonter les émotions éprouvantes. Qui plus est, ces résistants de la dernière heure ont réussi à mieux maîtriser leur poids, et à moins subir l’attrait des drogues et autres addictions que ceux qui ont échoué. Avec d’importantes conséquences en ce qui concerne nos pratiques parentales on s’en doute…

Mais en 2012, une équipe de chercheurs de l’Université de Rochester (USA) a voulu revisiter à leur façon l’expérience de Walter Mischel et explorer de plus près pourquoi certains enfants d’âge préscolaire semblaient incapables de résister à la tentation d’une récompense immédiate de faible valeur par rapport à une future récompense de plus grande valeur.

Notamment en faisant varier les conditions d’expérimentation. Les chercheurs ont ainsi choisi 28 enfants de trois à cinq ans et les ont plongés dans deux environnements contrastés : peu fiables et fiables.

Dans les deux groupes, les enfants ont reçu un kit leur permettant de dessiner. Pour le groupe de l’environnement peu fiable, les enfants ont reçu un petit lot de crayons et il leur a été dit que s’ils pouvaient attendre, la chercheuse serait de retour rapidement avec un ensemble de crayons beaucoup plus grand et marrant.

Après deux minutes et demie, la chercheuse est revenue les mains vides en disant qu’elle était désolée, qu’elle avait fait une erreur et ne disposait pas en fait d’autres outils pour dessiner.

Dans l’autre groupe, « fiable », la chercheuse est revenue après le même temps d’attente, mais avec les mains remplies des outils promis, un plateau tournant riche de dizaines de crayons et de feutres.

 

Des effets radicaux sur l’expérience des années 60.

On m'en a promis deux autres, non ?

On m’en a promis deux autres, non ?

« Les enfants qui ont cru que l’expérimentatrice était fiable« , précise la doctorante Céleste Kidd, une des responsables de l’étude, « ont attendu environ 4 fois plus de temps avant de manger la guimauve que ceux qui pensaient qu’elle n’était pas fiable (12 minutes contre 3 minutes).

Ces résultats suggèrent que les enfants participent de manière très raisonnable à la prise de décision, tenant compte de la fiabilité de l’environnement et non par manque de maitrise de soi.

Ils peuvent également fournir une alternative à l’explication concernant la corrélation entre le temps d’attente et la réussite dans la vie plus tard : les personnes qui réussissent grandissent dans un environnement sûr. De façon générale, l’étude montre que les enfants construisent un modèle de fiabilité par rapport au comportement des autres pour utiliser ce modèle afin d’éclairer leurs décisions. »

 Pour voir l’expérience du test du revisitée en image

 

Conclusion de cette étude

Celeste Kidd conclut : « il y a une idée fausse très répandue au sujet de ces études, qui est que l’attente du deuxième marshmallow est toujours la bonne chose à faire. En fait, il y a beaucoup de situations dans lesquelles l’attente est une mauvaise idée.

Si vous êtes sceptique sur le fait qu’un deuxième marshmallow vous sera effectivement proposé ou si vous pensez qu’il y a un risque que votre première guimauve vous soit enlevée, il est logique de profiter tout de suite de la plus petite récompense. »

Celeste Kidd, responsable de l'étude revisitée

Celeste Kidd, responsable de l’étude revisitée

Comment réussir : Celeste Kidd, responsable de l’étude s’interroge

Les résultats de cette étude fournissent un rappel important sur la complexité du comportement humain, ajoute le coauteur Richard Aslin, professeur de sciences cognitives à Rochester.

« Cette étude est un exemple qui montre comment l’inné et l’acquis jouent tous les deux un rôle. Nous savons que dans une certaine mesure, le tempérament est clairement hérité, parce que les enfants diffèrent dans leurs comportements dès la naissance. Mais cette expérience fournit des preuves solides que l’action de jeunes enfants est également basée sur des décisions rationnelles reliées à leur environnement. »

Bien sûr, il est toujours possible d’arguer de mille exemples contraires, ou les conditions de la petite enfance furent désastreuses, sans pour autant que cela n’implique des échecs dans le futur, à l’instar de Beethoven, dont le père était un homme médiocre, brutal et alcoolique, ou celle de Charlie Chaplin, extrêmement précaires, avec un père absent et une mère dans la misère.

Conditions peu favorables qui n’ont pas empêché leur extraordinaire réussite et ont peut-être, à contrario, forgé leur caractère. Il a d’ailleurs été montré que dans de nombreux cas, trop de facilité pouvait affaiblir. Les ressorts de la volonté, ses origines, comment elle se forge et s’exprime sont très complexes.

Dans une interview récente de Therapeutes.com la psychothérapeute Valérie Sontag explique à ce sujet :  » j’avais beau avoir une volonté de fer, un besoin réel, du courage, je sentais que mon corps ne pouvait pas suivre. Je sentais des blocages physiques, sans avoir de troubles physiologiques spécifiques. J’ai ensuite compris que cela était lié à ces charges affectives anciennes qui s’inscrivent dans notre corps à travers nos cellules, ce qu’on appelle une « mémoire cellulaire ».

Une explication de plus au fait que certains enfants cèdent plus facilement que d’autres, ont moins de persévérance et de volonté et donc moins de chance de réussir ? Quoi qu’il en soit, l’expérience de Rochester montre à quel point il faut être prudent sur les conclusions que l’on peut porter dans l’analyse du comportement de nos chers petits…

Équipe éditoriale therapeutes.com

* À lire, dans la série Essais et documents chez JC Lattes : « Le Test du marshmallow » de Walter Mischel – Quels sont les ressorts de la volonté ?

Photos : Droit Réservé

Comments 2

  1. Dorian dit :

    Hello Christine,

    Hé bah comme quoi il n’y a jamais de bon choix. Il n’y a que des choix basés sur une certaine réflexion ou non d’ailleurs, et qui nous conduisent vers différents scénarios. A partir de là, tout est ouvert !

    Au plaisir !
    Dorian
    Dorian Articles récents…Comment avoir confiance en soi en Amour ?My Profile

  2. David dit :

    Moi ça me fait pensé au renforcement positif qu’on faisait sur les chiens en psychologie sociale, les enfants apprennent à se controler très tot ca compmence par les sphincters pas besoin de leur faire ça

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

CommentLuv badge